Le « Psaume 47 et son Antienne » psalmodié par les Moines Bénédictins de l’Abbaye de Keur Moussa au Sénégal :


Antienne : « La montagne de Sion, la cité du grand Roi, Dieu l'affermit pour toujours »

Psaume 47 :
- Il est grand, le Seigneur, hautement loué, dans la ville de notre Dieu, sa sainte montagne, altière et belle, joie de toute la terre.
- La montagne de Sion, c'est le pôle du monde, la cité du grand roi ; Dieu se révèle, en ses palais, vraie citadelle.
- Voici que des rois s'étaient ligués, ils avançaient tous ensemble ; ils ont vu, et soudain stupéfaits, pris de panique, ils ont fui.
- Et voilà qu'un tremblement les saisit : douleurs de femme qui accouche ; un vent qui souffle du désert a brisé les vaisseaux de Tarsis.
- Nous l'avions entendu, nous l'avons vu dans la ville du Seigneur, Dieu de l'univers, dans la ville de Dieu, notre Dieu, qui l'affermira pour toujours.
- Dieu, nous revivons ton amour au milieu de ton peuple. Ta louange, comme ton nom, couvre l'étendue de la terre.
- Ta main droite qui donne la victoire réjouit la montagne de Sion ; les villes de Juda exultent devant tes jugements.
- Longez les remparts de Sion, comptez ses tours ; que vos cœurs s'éprennent de ses murs contemplez ses palais.
- Et vous direz aux âges qui viendront : « Ce Dieu est notre Dieu, pour toujours et à jamais, notre guide pour les siècles »

Rendons gloire au Père tout puissant, à son fils Jésus-Christ le Seigneur, à l’Esprit qui habite en nos cœurs, pour les siècles des siècles. Amen.


Le Psaume 47 (48) en français (La Bible de Jérusalem, 1998) :

Ps 47, 1 : Cantique. Psaume. Des fils de Coré.
Ps 47, 2 : Grand, Yahvé, et louable hautement dans la ville de notre Dieu, le mont sacré,
Ps 47, 3 : superbe d'élan, joie de toute la terre; le mont Sion, coeur de l'Aquilon, cité du grand roi :
Ps 47, 4 : Dieu, du milieu de ses palais, s'est révélé citadelle.
Ps 47, 5 : Voici, des rois s'étaient ligués, avançant à la fois;
Ps 47, 6 : ils virent, et du coup stupéfaits, pris de panique, ils décampèrent.
Ps 47, 7 : Là, un tremblement les saisit, un frisson d'accouchée,
Ps 47, 8 : ce fut le vent d'est qui brise les vaisseaux de Tarsis.
Ps 47, 9 : Comme on nous l'avait dit, nous l'avons vu dans la ville de notre Dieu, dans la ville de Yahvé Sabaot; Dieu l'affermit à jamais.
Ps 47, 10 : Nous méditons, Dieu, ton amour au milieu de ton Temple !
Ps 47, 11 : Comme ton nom, Dieu, ta louange, jusqu'au bout de la terre ! Ta droite est remplie de justice,
Ps 47, 12 : le mont Sion jubile; les filles de Juda exultent devant tes jugements.
Ps 47, 13 : Longez Sion, parcourez-la, dénombrez ses tours;
Ps 47, 14 : que vos coeurs s'attachent à ses murs, détaillez ses palais; pour raconter aux âges futurs
Ps 47, 15 : que lui est Dieu, notre Dieu aux siècles des siècles, lui, il nous conduit !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.



Le Psaume 47 (48) en français (AELF : Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones) :

Ps 47, 02 : Il est grand, le Seigneur, hautement loué, + dans la ville de notre Dieu, *
Ps 47, 03 : sa sainte montagne, altière et belle, joie de toute la terre. La montagne de Sion, c'est le pôle du monde, la cité du grand roi ; *
Ps 47, 04 : Dieu se révèle, en ses palais, vraie citadelle.
Ps 47, 05 : Voici que des rois s'étaient ligués, ils avançaient tous ensemble ; *
Ps 47, 06 : ils ont vu, et soudain stupéfaits, pris de panique, ils ont fui.
Ps 47, 07 : Et voilà qu'un tremblement les saisit : douleurs de femme qui accouche ; *
Ps 47, 08 : un vent qui souffle du désert a brisé les vaisseaux de Tarsis.
Ps 47, 09 : Nous l'avions entendu, nous l'avons vu dans la ville du Seigneur, Dieu de l'univers, * dans la ville de Dieu, notre Dieu, qui l'affermira pour toujours.
Ps 47, 10 : Dieu, nous revivons ton amour au milieu de ton temple. *
Ps 47, 11 : Ta louange, comme ton nom, couvre l'étendue de la terre. Ta main droite qui donne la victoire
Ps 47, 12 : réjouit la montagne de Sion ; * les villes de Juda exultent devant tes jugements.
Ps 47, 13 : Longez les remparts de Sion, comptez ses tours ; *
Ps 47, 14 : que vos coeurs s'éprennent de ses murs : contemplez ses palais. Et vous direz aux âges qui viendront :
Ps 47, 15 : « Ce Dieu est notre Dieu, * pour toujours et à jamais, notre guide pour les siècles. »

Gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.



Le Psaume 47 (48) en latin (La Vulgate) :

Ps 47, 01 : Canticum psalmi filiis Core secunda sabbati
Ps 47, 02 : Magnus Dominus et laudabilis nimis in civitate Dei nostri in monte sancto eius
Ps 47, 03 : fundatur exultatione universae terrae montes Sion latera aquilonis civitas regis magni
Ps 47, 04 : Deus in domibus eius cognoscitur cum suscipiet eam
Ps 47, 05 : quoniam ecce reges congregati sunt convenerunt in unum
Ps 47, 06 : ipsi videntes sic admirati sunt conturbati sunt commoti sunt
Ps 47, 07 : tremor adprehendit eos ibi dolores ut parturientis
Ps 47, 08 : in spiritu vehementi conteres naves Tharsis
Ps 47, 09 : sicut audivimus sic vidimus in civitate Domini virtutum in civitate Dei nostri Deus fundavit eam in aeternum diapsalma
Ps 47, 10 : suscepimus Deus misericordiam tuam in medio templi tui
Ps 47, 11 : secundum nomen tuum Deus sic et laus tua in fines terrae iustitia plena est dextera tua
Ps 47, 12 : laetetur mons Sion exultent filiae Iudaeae propter iudicia tua Domine;
Ps 47, 13 : circumdate Sion et conplectimini eam narrate in turribus eius
Ps 47, 14 : ponite corda vestra in virtute eius et distribuite domus eius ut enarretis in progeniem alteram
Ps 47, 15 : quoniam hic est Deus Deus noster in aeternum et in saeculum saeculi ipse reget nos in saecula

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in saecula saeculorum. Amen.


Le Sermon de Saint Augustin sur le Psaume 47 : « L'Église tirée des nations » :

Tout ce que nous avions entendu dire, nous l'avons vu. Bienheureuse Église ! À une époque Tu as entendu, à une époque Tu as vu. Elle a entendu les promesses, Elle voit les réalisations ; Elle a entendu avec la prophétie, Elle voit avec l'Évangile. Car tout ce qui s'accomplit maintenant a été prophétisé auparavant. Lève les yeux et regarde à travers le monde ; constate que Ton héritage va jusqu'aux extrémités de la terre ; constate qu'elle est déjà réalisée, cette Parole : Tous les rois de la terre se prosterneront devant Lui, toutes les nations Le serviront. Constate la réalisation de cette Parole : Dieu, élève-Toi sur les cieux, que ta Gloire domine la terre ! Regarde Celui dont les pieds et les mains ont été cloués, dont on a pu compter les os tandis qu’Il était suspendu à la Croix, dont les vêtements ont été tirés au sort ; constate qu’Il règne, Celui qu'on a vu crucifié ; constate qu’Il trône dans le ciel, Celui qu'on a méprisé tandis qu’Il marchait sur la terre. Constate donc que ceci est réalisé : Tous les confins de la terre se souviendront, et reviendront vers le Seigneur; toutes les familles des nations se prosterneront devant Lui. En voyant cela, exclame-toi joyeusement : Tout ce que nous avions entendu dire, nous l'avons vu.

C'est donc à juste titre qu'on l'appelle « Église tirée des nations ». Écoute, ma fille, et vois ; oublie ton peuple et la maison de ton père. Écoute, et vois : d'abord écoute ce que tu ne vois pas ; ensuite tu verras ce que tu as écouté. Le Seigneur a dit : Un peuple que je ne connaissais pas s'est mis à mon service ; dès qu'il m'a entendit, il a obéi. S'il a obéi dès qu'il a entendu, c'est donc qu'il n'a pas vu. Et où s'est-elle réalisée, cette Parole : Ils verront, ceux à qui on ne l'avait pas annoncé; et ils comprendront, ceux qui n'avaient pas entendu parler ? Ceux à qui les prophètes n'avaient pas été envoyés, c'est eux qui ont été les premiers à entendre et à comprendre les prophètes. Et ceux qui n'avaient pas été les premiers à entendre, dans la suite ont admiré ceux qui avaient entendu. Ceux à qui les prophètes ont été envoyés sont restés là, porteurs des livres et ne comprenant pas la vérité ; détenteurs des tables de l'alliance et ne jouissant pas de l'héritage. Mais nous, tout ce que nous avions entendu dire, nous L'avons vu.

Dans la cité du Seigneur de l'univers, dans la cité de notre Dieu. C'est là que nous avons entendu, c'est là aussi que nous voyons. Dieu l'a fondée pour toujours. Qu'ils ne se vantent pas, ceux qui disent : Voici que le Christ est ici, voici qu'il est là. Celui qui parle ainsi favorise la division. Or, Dieu a promis l'unité : les rois ont été rassemblés dans l'unité, ils n'ont pas été dispersés par leur désunion. Mais peut-être que cette cité qui a dominé le monde sera un jour renversée, contrairement à la parole : Dieu l'a fondée pour toujours. Si Dieu l'a fondée pour toujours, comment peux-tu craindre la chute de Celui qui la soutient ?


Ainsi soit-il.


Saint Augustin (354-430)