Vous écoutez le « Psaume 94 » psalmodié par les Moines de Ganagobie de l’Abbaye Bénédictine de Notre-Dame dans les Alpes de Haute Provence entre Sisteron et Manosque :


Le Psaume 94 (95) selon l’AELF :

Ps 94 – V.01 : Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Ps 94 – V.02 : Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Ps 94 – V.03 : Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur, le grand roi au-dessus de tous les dieux :
Ps 94 – V.04 : il tient en main les profondeurs de la terre, et les sommets des montagnes sont à lui ;
Ps 94 – V.05 : à lui la mer, c'est lui qui l'a faite, et les terres, car ses mains les ont pétries.
Ps 94 – V.06 : Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Ps 94 – V.07 : Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
Ps 94 – V.08 : « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi,
Ps 94 – V.09 : où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.
Ps 94 – V.10 : « Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins.
Ps 94 – V.11 : Dans ma colère, j'en ai fait le serment : Jamais ils n'entreront dans mon repos».

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.


Le Psaume 94 (95) en français (La Bible de Jérusalem, 1998) :

Ps 94, 1 : Venez, crions de joie pour Yahvé, acclamons le Rocher de notre salut;
Ps 94, 2 : approchons de sa face en rendant grâce, au son des musiques acclamons-le.
Ps 94, 3 : Car c'est un Dieu grand que Yahvé, un Roi grand par-dessus tous les dieux;
Ps 94, 4 : en sa main sont les creux de la terre et les hauts des montagnes sont à lui;
Ps 94, 5 : à lui la mer, c'est lui qui l'a faite, la terre ferme, ses mains l'ont façonnée.
Ps 94, 6 : Entrez, courbons-nous, prosternons-nous; à genoux devant Yahvé qui nous a faits !
Ps 94, 7 : Car c'est lui notre Dieu, et nous le peuple de son bercail, le troupeau de sa main. Aujourd'hui si vous écoutiez sa voix !
Ps 94, 8 : "N'endurcissez pas vos coeurs comme à Meriba, comme au jour de Massa dans le désert,
Ps 94, 9 : où vos pères m'éprouvaient, me tentaient, alors qu'ils me voyaient agir !
Ps 94, 10 : 40 ans cette génération m'a dégoûté et je dis : Toujours ces coeurs errants, ces gens-là n'ont pas connu mes voies.
Ps 94, 11 : Alors j'ai juré en ma colère jamais ils ne parviendront à mon repos."

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.


Le Psaume 94 (95) en latin (La Vulgate) :

Ps 94, 01 : Laus cantici David venite exultemus Domino iubilemus Deo salutari nostro
Ps 94, 02 : praeoccupemus faciem eius in confessione et in psalmis iubilemus ei
Ps 94, 03 : quoniam Deus magnus Dominus et rex magnus super omnes deos
Ps 94, 04 : quia in manu eius fines terrae et altitudines montium ipsius sunt
Ps 94, 05 : quoniam ipsius est mare et ipse fecit illud et siccam manus eius formaverunt
Ps 94, 06 : venite adoremus et procidamus et ploremus ante Dominum qui fecit nos
Ps 94, 07 : quia ipse est Deus noster et nos populus pascuae eius et oves manus eius
Ps 94, 08 : hodie si vocem eius audieritis nolite obdurare corda vestra
Ps 94, 09 : sicut in inritatione secundum diem temptationis in deserto ubi temptaverunt me patres vestri probaverunt me; et viderunt opera mea
Ps 94, 10 : quadraginta annis offensus fui generationi illi et dixi semper errant corde
Ps 94, 11 : et isti non cognoverunt vias meas ut iuravi in ira mea si intrabunt in requiem meam

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen.


L’Évangile de Saint Paul dans la Lettre aux Hébreux (He 3, 7-19 et 4, 1-13) sur le Psaume 94 :

« C’est pourquoi, comme le dit l’Esprit Saint dans un psaume (Ps 94) : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur comme au temps du défi, comme au jour de l’épreuve dans le désert, quand vos pères m’ont mis à l’épreuve et provoqué. Alors ils m’ont vu à l’œuvre pendant quarante ans ; oui, je me suis emporté contre cette génération, et j’ai dit : Toujours ils ont le cœur égaré, ils n’ont pas connu mes chemins. Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur mauvais que le manque de foi sépare du Dieu vivant. Au contraire, encouragez-vous les uns les autres, jour après jour, aussi longtemps que retentit l’« aujourd’hui » de ce psaume, afin que personne parmi vous ne s’endurcisse en se laissant tromper par le péché. Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous maintenons fermement, jusqu’à la fin, notre engagement premier. Il est dit en effet : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur comme au temps du défi. Qui donc a défié Dieu après l’avoir entendu ? N’est-ce pas tous ceux que Moïse avait fait sortir d’Égypte ? Contre qui Dieu s’est-il emporté pendant quarante ans ? N’est-ce pas contre ceux qui avaient péché, et dont les cadavres sont tombés dans le désert ? À qui a-t-il fait le serment qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient refusé de croire ? Nous constatons qu’ils n’ont pas pu entrer à cause de leur manque de foi. Craignons donc, tant que demeure la promesse d’entrer dans le repos de Dieu, craignons que l’un d’entre vous n’arrive, en quelque sorte, trop tard. Certes, nous avons reçu une Bonne Nouvelle, comme ces gens-là ; cependant, la parole entendue ne leur servit à rien, parce qu’elle ne fut pas accueillie avec foi par ses auditeurs. Mais nous qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos dont il est dit : Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Le travail de Dieu, assurément, était accompli depuis la fondation du monde, comme l’Écriture le dit à propos du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de tout son travail. Et dans le psaume, de nouveau : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Puisque certains doivent encore y entrer, et que les premiers à avoir reçu une Bonne Nouvelle n’y sont pas entrés à cause de leur refus de croire, il fixe de nouveau un jour, un aujourd’hui, en disant bien longtemps après, dans le psaume de David déjà cité : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. Car si Josué leur avait donné le repos, David ne parlerait pas après cela d’un autre jour. Ainsi, un repos sabbatique doit encore advenir pour le peuple de Dieu. Car Celui qui est entré dans son repos s’est reposé lui aussi de son travail, comme Dieu s’est reposé du sien. Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là, afin que plus personne ne tombe en suivant l’exemple de ceux qui ont refusé de croire. Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes ».